Dans le cas de colonnes étroites justifiées avec des mots longs, on obtient souvent un effet de trous dans le texte qu’on appelle des îles. Ces trous ne sont pas graves en soi mais nuisent à l’apparence générale de la page, au gris typographique.

La raison de leur présence est très simple. Par défaut, dans les paramètres de justification, InDesign prévoit des écarts variables entre les mots mais pas entre les lettres. Du coup, selon la fonte choisie, des trous plus ou moins grands apparaissent entre les mots sur les colonnes étroites puisque seuls les écarts entre les mots varient.

Deux solutions possibles

Réduire les écarts possibles entre les mots au risque d’avoir beaucoup de césures (coupures de mots) ou autoriser un écart minime entre les lettres pour réduire proportionnellement l’écart entre les mots et répartir l’espace. Cette deuxième solution à l’avantage de donner plus de latitude au système de justification. Ce qui aura pour effet de réduire le nombre de césures plus efficacement mais aussi ces fameux trous.

C’est une affaire de goût mais, pour ma part, je dépasse rarement les 5% en négatif et positif et je maintiens généralement zéro en moyenne. Mais libre à chacun d’inventer les choses les plus folles.
Bien entendu, pour un ajustement plus fin au cas par cas, il reste possible de changer l’approche des lettres localement mais au moins InDesign aura fait le gros du boulot automatiquement (et avec pas mal de bonheur selon moi)…

Ce truc n’est pas nouveau, ça fait plus de 20 ans que Quark XPress l’a intégré, mais ça me semblait utile de le rappeler ici.

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Voici un exemple extrême pour la démonstration.

 

 

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